Photo 12 Galerie

MAHER ATTAR
Le Temps Suspendu
2007–2015 / Qatar

11 November 2015
- 17 January 2016

14, rue des Jardins Saint-Paul 4e

M° Saint Paul - Sully-Morland

Mardi – Samedi : 14h – 18h30 / Certains dimanches et sur rendez-vous / Entrée libre

+33 1 42 78 24 21

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    Maher Attar, Cotton Rocks, Qatar

    Lieu d'exposition :
    Photo 12 Galerie

« Le Qatar a été un de mes lieux de résidence. C’est un pays en effervescence, en marche vers son futur à grande vitesse. Doha en est son pouls. Le présent est déjà dans l’avenir. Le passé est en survie. Mon travail sur Le Temps Suspendu interroge justement ces traces perdues et imagine des lieux de mémoire. Car mon idée est de raconter une mémoire vouée à disparaître ou qui n’a pas forcément existé. La mémoire d’un pays aux traditions puissantes mais qui a du mal à préserver son passé, et préfère reconstruire un passé avec du neuf. Je suis donc parti à la recherche de ce temps perdu avec ce sentiment de vide et d’abandon. Faire appel au souvenir, à l’imaginaire par les accents romantiques du paysage. (…) Et c’est le choix technique d’utiliser un appareil de lomographie qui a déterminé une grande part de l’esthétique du projet. Le mouvement « Lomography » est un concept qui fabrique des appareils neufs issus d’anciens modèles bon marché trouvés dans l’ex-bloc soviétique, fonctionnant avec des films argentiques.

Je vais ici à l’encontre de la supra-perfection du numérique. Les images sont brutes, mal calibrées, floues, avec un cercle noir dans les coins et donnent du grain. L’appareil propose très peu de possibilités de réglage, mais laisse cependant de larges marges de manœuvre, quant au temps d’exposition, à l’avancement du film manuel, ce qui permet d’explorer des domaines inatteignables avec un appareil de base actuel… J’utilise des films périmés pour que la chimie soit elle aussi altérée. Chaque développement réserve sa surprise. La perfection laisse place à la réalité, à l’erreur. L’émotion prend le pas sur le monde ordonné. L’image devient archéologique, une approche rappelant celle des premières photographies ou celle de la peinture. » – Maher Attar