Galerie Thierry Marlat

Photographies de Randa Mirza et de Zad Moultaka.

Commissariat : Thierry Marlat

13 septembre 2017
- 12 novembre 2017

2 Rue de Jarente, 75004 Paris

01 44 61 79 79

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    Zad Moultaka, Astres fruitiers : leçons de ténèbres planétaires2015

    Lieu d'exposition :
    Galerie Thierry Marlat

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    Randa Mirza, RésidenceSérie Beirutopia (2011 - projet en cours)

    Lieu d'exposition :
    Galerie Thierry Marlat

La Galerie Thierry Marlat présente successivement deux expositions dans le cadre de la Biennale. Du 13 septembre au 12 octobre est présentée la série « Beirutopia » de Randa Mirza, puis, du 12 octobre au 12 novembre 2017, c’est le travail de Zad Moultaka qui est à l’honneur à travers la série « Astres fruitiers : leçons de ténèbres planétaires ».

Les photographies de Randa Mirza issue de la série « Beirutopia » sont des mises en abyme de ces affiches publicitaires représentant l’immeuble virtuel, encadré depuis l’espace réel dans lequel il se trouve. Le croisement des situations réelles et virtuelles confère aux photographies un sentiment d’une inquiétante étrangeté reflétant la transformation actuelle de la ville. Cette étrangeté est valorisée par le cadrage photographique, un jeu d’échelles et de plans constituant une lecture critique du développement urbain.

À la croisée des sciences et de la mythologie, Zad Moultaka présente un travail différent.
Au sein du ciel immense, les astronomes sumériens qui scrutaient avidement les mouvements dans l’espace identifiaient sept planètes dans notre système solaire. Comme s’ils pressentaient par-delà l’infinité de l’espace un autre système, récemment découvert : celui de l’étoile naine et rouge de Trappist et des six exoplanètes de la taille de la Terre qui l’entourent… Un hymne akkadien à Nanna/Sin, le dieu de la Lune de Sumer et d’Akkad, utilise l’épithète Inbu (Fruit), pour qualifier les évolutions de l’astre dans le ciel, qui ressemblent à celles des fruits dans un arbre, tour à tour naissant, pourrissant et renaissant.
Explorateur des confins du vertige, Zad Moultaka part alors en quête de cette harmonie des sphères, en photographiant des traces d’étoiles au sein même de la terre, et en identifiant sept légumes à sept astres de dieux babyloniens (de Shamash à Isthtar). Alliant l’ascétisme mystique des natures mortes de Zurbarán et de l’Office des Ténèbres de Morales au Siècle d’Or espagnol, aux expérimentations alchimiques d’Hicham Berrada aujourd’hui, ses Astres fruitiers franchissent l’espace en le dilatant intensément, à la manière d’une boucle spatio-temporelle.