Galerie Photo12

Intérieurs simples à Tanger

Commissariat : Valérie-Anne Giscard d’Estaing

13 septembre 2017
- 12 novembre 2017

14, rue des Jardins Saint-Paul 4e

M° Saint Paul - Sully-Morland

Mardi – Samedi : 14h – 18h30 / Certains dimanches et sur rendez-vous / Entrée libre

+33 1 42 78 24 21

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    Daniel Aron, TableauSérie Tanger Intérieurs simples (1994 - 1997)

    Lieu d'exposition :
    Photo 12 Galerie

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    Daniel Aron, Petit-déjeunerSérie Tanger Intérieurs simples (1994 - 1997)

    Lieu d'exposition :
    Photo 12 Galerie

La Galerie Photo12 met à l’honneur le travail de Daniel Aron, à travers la série « Intérieurs simples à Tanger », réalisée entre 1996 et 2003. Une première exposition a eu lieu à la Galerie Delacroix qui dépend de l’Institut culturel français de Tanger, puis à Paris en 2003 également. De nouvelles images complètent cette exposition à la Galerie Photo12.

Dans la lignée de Walker Evans et de la photographie vernaculaire, avec cette série, Daniel Aron nous montre sa vision toute personnelle de Tanger, au Maroc. Le photographe immortalise les objets du quotidien, les détails insignifiants qui viennent combler ces intérieurs qu’il qualifie de « simples » : ici un miroir, là une casserole, plus loin des sandales ou quelques bibelots apposés sur une étagère laissent entrevoir les marques d’un mode de vie temporaire. L’intériorité spirituelle surgit alors des éléments matériels des habitants.

Daniel Aron a cherché à photographier l’histoire de Tanger comme il l’a vécue. Face à cette ville peu à peu désertée et abandonnée par ses habitants, une nouvelle population s’est réappropriée ces maisons vides de la « Médina » dans l’espoir de gagner l’Europe à son tour, très vite. Certains ne font que passer, d’autres s’installent dans un provisoire qui dure, oscillant sans cesse entre l’espoir de partir et la résignation à l’idée de rester. Les passeports sont difficiles à obtenir, le temporaire se révèle alors provisoire. Ces intérieurs simples sont désormais figés dans le temps. Mais, malgré le peu de moyens dont ils disposent, malgré cette incertitude profonde qui les angoisse, ils parviennent à transcender quelques objets simples pour créer un îlot de beauté dans lequel ils peuvent survivre.