Galerie Binôme

Mustapha Azeroual - Caroline Tabet - Zineb Andress Arraki
Discours de la lumière

Projet présenté par la Galerie Binôme.<br> En partenariat avec Art Factum Gallery Beyrouth et Cultures Interface Casablanca.

11 novembre 2015
- 17 janvier 2016

19, rue Charlemagne, 4e

M° Saint Paul - Pont Marie

Mardi – Mercredi : 13h-19h / Jeudi – Samedi, 11h – 19h / Et sur rendez-vous / Entrée libre

+33 1 42 74 27 25

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    Mustapha Azeroual, Radiance #22013

    Lieu d'exposition :
    Galerie Binôme

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    Caroline Tabet, Perdre la vue2012

    Lieu d'exposition :
    Galerie Binôme

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    Zineb Andress Arraki, Conversation solaire, 2015

    Lieu d'exposition :
    Galerie Binôme

Hommage à Alhazen, inventeur de la camera obscura, l’exposition Discours de la lumière projette un retour aux sources, au sens propre comme au figuré, de la déconstruction analytique à l’expression du sensible. La lumière du monde arabe, par sa symbolique et son intensité, inspire les artistes du vieux continent depuis toujours. Sa dimension spirituelle et universelle constitue une voie d’ouverture et une énergie salvatrice. Quelles raisonnances peut-on trouver de ce rayonnement naturel et culturel dans le travail de photographes contemporains ?
Dans Discours de la lumière, les travaux récents de Mustapha Azeroual, Caroline Tabet et Zineb Andress Arraki, dialoguent sur ces thèmes de la réflexion lumineuse, de l’apparition et de la révélation.

MUSTAPHA AZEROUAL

Radiance #2
2013

L’impression lenticullaire Radiance #2 (2013), qui assemble par juxtaposition une série de cinq images, procède d’un croisement des techniques traditionnelles pour la prise de vue, et contemporaines, pour les procédés de tirage.
Mustapha Azeroual réalise un artefact numérique à partir de couleurs captées à la chambre photographique au lever et au coucher du soleil.
Le photographe nous renvoie ainsi aux origines du paysage et à son déploiement infini, à la lumière comme milieu et condition de son émergence.

Echo #1
2015

En observant la lumière, fascination première et condition originelle du « voir », le paradoxe surgit immédiatement dans sa dimension douloureuse : ce qui rend visible n’est pas visible. Par un renversement photographique, Echo #1 tend à une matérialisation de la lumière et de sa source.
Photographier des éclairages portatifs et de studio conduit à mettre en évidence la lumière, pas seulement comme condition du visible, mais comme première forme de subjectivité de l’apparition du sujet. Une approche photographique qui tend à dessiner une esthétique de la lumière.

CAROLINE TABET

Perdre la vue
2012

« Perdre la vue illustre mon rapport à la ville de Beyrouth. Cette ville que j’aime tant photographier mais qui peu à peu s’efface à force de démolition et de reconstruction. Sortie des intérieurs, je ne garde de Beyrouth que des contours, des couleurs et des respirations. Elle devient un songe, un fantasme. Puisqu’elle ne cesse d’être transformée par la main de l’homme qui ne respecte ni son histoire, ni sa nature alors que j’apprends à la voir différemment. » – Caroline Tabet

Aegri Somnia
2009
Performance audio – video en collaboration avec Jawad Nawfal

Aegri Somnia est influencé par le travail des concepteurs sonore Pierre Schaeffer et Michel Chion, et par leurs expériences audiovisuelles à l’institut de l’IRCAM (Paris) pendant les années 1950. Aegri Somnia tente de transposer ces expériences dans le temps et le contexte actuel, plus spécifiquement à Beyrouth, au Caire et dans la péninsule Arabe. Les sons et les images de la performance se réfèrent spécifiquement à l’interaction des artistes avec le tissu urbain de leurs villes et les paysages mentaux que cela leur évoquent. C’est une narration, une plongée dans l’imaginaire et la perception de la réalité d’un être habité par des images latentes.

ZINEB ANDRESS ARRAKI

Conversation solaire, Work in progress
2015

Selon Le Corbusier, l’architecture est le jeu savant et correct des volumes sous la lumière. Les architectes comme les photographes, fabriquent des architectures sur un fond blanc et des photographies avec de la lumière. Qu’en serait-il si la photographie se fabriquait à travers son degré « d’ombre » ? La matière noire pose par essence la question du rapport entre les choses et non plus de la limite des choses.
Si comme Braque, nous « oublions les choses pour ne considérer que les rapports », le noir serait-il un moyen de fabriquer de la
photographie ? Il s’agit ici d’une expérimentation de la matière noire, il convient de réfléchir en terme de surprise, magie, révélation, d’apparition, sous-jacent… Guetter l’instant occulte.